La fête de Noisy s'est déroulée hier. Nous tenions un stand et pensions en parler.
Dire que tout s'était bien passé.
Dire que l'ambiance était bonne, que tout le monde s'est amusé.
Dire qu'encore une fois, nous avons pu admirer la qualité et la diversité des associations noiséennes.
Malheureusement, certaines personnes ne peuvent s'en empêcher, c'est plus fort qu'eux. A croire qu'ils aiment ça, gâcher la fête de toute une ville. Comme trop souvent, ça a mal tourné.
Ça a commencé par des jets de bouteille d'acide chlorhydrique (rien que ça !). Une interpellation. Ça dégénère. Police nationale, bombes lacrymogènes, attroupement, dispersion de l'attroupement : schéma classique, habituel presque, malheureusement. Ce qui l'est moins, c'est qu'on veuille dérober sa caméra à un vidéaste ( responsable du blog http://www.lepost.fr/perso/jenb-productions/) de peur d'avoir été filmé (droit à l'image, sans doute...). Et ce qui l'est encore moins, c'est d'asséner un adjoint, Mr Lefebvre, qui tentait de s'interposer entre les voyous et le caméraman. Bilan : mâchoire fracturée...
Malgré tout ce qui nous opppose politiquement à Mr Lefebvre, nous saluons l'homme, le citoyen qui s'est fort justement interposé. Nous saluons son courage, et lui souhaitons un prompt rétablissement.
Nous condamnons fermement la violence qui progresse de plus en plus dramatiquement dans notre ville, et espérons que nous trouverons tous ensemble, au-delà de nos sensibilités politiques, des solutions sur ce vrai problème d'insécurité.
22 juin 2009
10 juin 2009
Résultats des européennes
Le vote du 7 juin est sans conteste une victoire des listes de la Majorité présidentielle. Bien que le taux d'abstention nous impose la modestie, nous ne pouvons qu'être heureux de ces résultats (28,5% pour la Majorité présidentielle), et en particulier de ceux obtenus en Ile de France. Avec 30% des suffrages exprimés, la liste de Michel Barnier gagne 5 sièges à Strasbourg, ce qui était inespéré, même chez les plus optimistes !
Alors que le PS est en miette en France, et que les écologistes, bien aidés par un Cohn-Bendit inspiré et un Bayrou à côté de la plaque (européenne), font une poussée remarquable, nous pouvons déduire sans complexes de ce scrutin que l'opposition aux réformes du gouvernement n'est pas si forte que ça. En effet, très honnêtement, en 2004, avec grosso modo le même taux d'abstention, à 2 points près, l'UMP était à 17%! La contestation battait son plein, et on pouvait alors parler de "vote sanction". Or, cette fois-ci, la sentence n'est pas tombée, preuve s'il en fallait que le peuple ne voulait pas sanctionner le Président de la République, et qu'au contraire, il lui reconnaît d'avoir été le meilleur Président de l'Union Européenne depuis bien longtemps.
Parmi tous les résultats encourageants pour l'UMP lors de cette soirée, nous devons bien entendu nous réjouir de la première place de la liste Michel Barnier à Noisy-le-Sec. Certes, les mauvaises langues diront qu'une première place à 20%, c'est peu. Peut-être. Mais 20%, c'est quasiment le double du score en 2004. Qui peut, à part les écologistes, dire qu'il a autant progressé sur Noisy ? Et surtout, le PS, parti de notre maire et de la "majorité de la majorité municipale",parti du premier adjoint de Noisy-le-Sec, parti de l'adjoint aux finances, parti de notre députée, parti du président des Conseils général et régional, ce même parti a fait moins de 15% ! A tout prendre, nous préférons être premiers à 20% que 4èmes à moins de 15. Pas vous ?
Et même si nous n'avons pas encore la majorité absolue sur Noisy, même si nous avons fait "seulement" 20%, nous avons gagné une petite bataille, et nous n'allons pas perdre la guerre sans rien faire.
Cette première place, c'est la preuve que la droite noiséenne existe.
Cette première place, c'est la première d'une série de futures victoires.
Cette première place, c'est celle qui doit nous permettre, en 2014, de reprendre la Mairie à des socialistes visiblement plus à la hauteur de l'enjeu.
Nous y croyons, et nous le ferons. Car, a l'instar du slogan de campagne, quand Noisy veut, Noisy peut !
Alors que le PS est en miette en France, et que les écologistes, bien aidés par un Cohn-Bendit inspiré et un Bayrou à côté de la plaque (européenne), font une poussée remarquable, nous pouvons déduire sans complexes de ce scrutin que l'opposition aux réformes du gouvernement n'est pas si forte que ça. En effet, très honnêtement, en 2004, avec grosso modo le même taux d'abstention, à 2 points près, l'UMP était à 17%! La contestation battait son plein, et on pouvait alors parler de "vote sanction". Or, cette fois-ci, la sentence n'est pas tombée, preuve s'il en fallait que le peuple ne voulait pas sanctionner le Président de la République, et qu'au contraire, il lui reconnaît d'avoir été le meilleur Président de l'Union Européenne depuis bien longtemps.
Parmi tous les résultats encourageants pour l'UMP lors de cette soirée, nous devons bien entendu nous réjouir de la première place de la liste Michel Barnier à Noisy-le-Sec. Certes, les mauvaises langues diront qu'une première place à 20%, c'est peu. Peut-être. Mais 20%, c'est quasiment le double du score en 2004. Qui peut, à part les écologistes, dire qu'il a autant progressé sur Noisy ? Et surtout, le PS, parti de notre maire et de la "majorité de la majorité municipale",parti du premier adjoint de Noisy-le-Sec, parti de l'adjoint aux finances, parti de notre députée, parti du président des Conseils général et régional, ce même parti a fait moins de 15% ! A tout prendre, nous préférons être premiers à 20% que 4èmes à moins de 15. Pas vous ?
Et même si nous n'avons pas encore la majorité absolue sur Noisy, même si nous avons fait "seulement" 20%, nous avons gagné une petite bataille, et nous n'allons pas perdre la guerre sans rien faire.
Cette première place, c'est la preuve que la droite noiséenne existe.
Cette première place, c'est la première d'une série de futures victoires.
Cette première place, c'est celle qui doit nous permettre, en 2014, de reprendre la Mairie à des socialistes visiblement plus à la hauteur de l'enjeu.
Nous y croyons, et nous le ferons. Car, a l'instar du slogan de campagne, quand Noisy veut, Noisy peut !
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13 mai 2009
29 avr. 2009
L'Enfer du décor
C'est officiel, Noisy-le-Sec va devenir membre d'une intercommunalité, avec 8 autres communes du département.
Vendue comme un "beau projet", humaniste et solidaire, cette nouvelle intercommunalité a, en réalité, tout du piège politique.
En effet, les 9 villes composant la future intercommunalité sont : Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, le Pré Saint-Gervais et Romainville. Ces villes ont un point commun. Elles sont de gauche, me direz-vous. Oui, c'est vrai, mais elles ont surtout l'avantage d'être pour beaucoup des bastions socialistes. Et par-dessus tout, plus des 2/3 de ces villes (Bagnolet, Bondy, Les Lilas, Noisy-le-Sec, Pantin, le Pré Saint-Gervais et Romainville) appartiennent à 2 circonscriptions hautement socialistes, (6 ème et 9ème) dont celle du Président du Conseil général Claude Bartolone (coïncidence ?).
L'avantage d'une intercommunalité, c'est le "transfert de compétence". En quelque sorte, certains des frais que chaque commune doit assumer seule peuvent être partagés entre toutes les communes, en échange de quoi une commune ne peut plus tout décider seule. Par exemple, très schématiquement, si les 9 communes décident que l'"interco" aura la compétence sur le logement, la mairie de Noisy-le-Sec devra demander aux 8 autres l'autorisation et le financement pour construire de nouveaux logements. Et dans l'idéal, le coût de la construction sera partagé entre les 9 communes, entraînant globalement pour les communes, des dépenses en baisse. Très bien. À condition bien sûr que l'idéal se réalise, ce qui est un autre débat.
L'autre avantage de l'intercommunalité, c'est que c'est une association de commune, et qu'elle est donc régie par des statuts qui empêchent de faire tout et n'importe quoi. Très bien là encore, dans l'idéal toujours.
Mais poussons le vice, et imaginons que nous ne vivions pas dans un monde idéal (pas besoin de beaucoup d'imagination, je vous le concède).
Imaginons un instant que la clause de sortie de l'interco soit mal rédigée, ou tout simplement assortie d'une pénalité financière (en gros, ingérable pour une commune).
Imaginons également qu'une de ces communes bien à gauche bascule à droite, Noisy-le-Sec, par exemple. Ceci est tout à fait envisageable, quand on voit les résultats serrés des dernières élections.
Et imaginons enfin la combinaison des deux précédentes hypothèses. Quel serait le résultat ? Au mieux, la nouvelle municipalité se battrait pour sortir de l'interco, et perdrait beaucoup de temps (et d'énergie) à le faire, au détriment de la gestion municipale.
Au pire, si la sortie ne se faisait pas, elle devrait gérer avec les 8 autres certaines compétences, et pourrait donc se voir refuser un certain nombre de projets, dans des manoeuvres bassement politiciennes qu'on a trop souvent déjà vu auparavant, dans d'autres circonstances.
Bref, ce projet d'intercommunalité est en apparence bonne idée. Lorsque l'on regarde d'un peu plus près, on s'aperçoit que derrière les bonnes intentions, on trouve un stratagème politicien du plus mauvais goût, dont doivent se délecter certains... Malheureusement, l'envers du décor de l'intercommunalité a tout de l'enfer, pour ceux qui récupéreront la mairie en 2014, s'ils ne sont pas socialistes...
Vendue comme un "beau projet", humaniste et solidaire, cette nouvelle intercommunalité a, en réalité, tout du piège politique.
En effet, les 9 villes composant la future intercommunalité sont : Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin, le Pré Saint-Gervais et Romainville. Ces villes ont un point commun. Elles sont de gauche, me direz-vous. Oui, c'est vrai, mais elles ont surtout l'avantage d'être pour beaucoup des bastions socialistes. Et par-dessus tout, plus des 2/3 de ces villes (Bagnolet, Bondy, Les Lilas, Noisy-le-Sec, Pantin, le Pré Saint-Gervais et Romainville) appartiennent à 2 circonscriptions hautement socialistes, (6 ème et 9ème) dont celle du Président du Conseil général Claude Bartolone (coïncidence ?).
L'avantage d'une intercommunalité, c'est le "transfert de compétence". En quelque sorte, certains des frais que chaque commune doit assumer seule peuvent être partagés entre toutes les communes, en échange de quoi une commune ne peut plus tout décider seule. Par exemple, très schématiquement, si les 9 communes décident que l'"interco" aura la compétence sur le logement, la mairie de Noisy-le-Sec devra demander aux 8 autres l'autorisation et le financement pour construire de nouveaux logements. Et dans l'idéal, le coût de la construction sera partagé entre les 9 communes, entraînant globalement pour les communes, des dépenses en baisse. Très bien. À condition bien sûr que l'idéal se réalise, ce qui est un autre débat.
L'autre avantage de l'intercommunalité, c'est que c'est une association de commune, et qu'elle est donc régie par des statuts qui empêchent de faire tout et n'importe quoi. Très bien là encore, dans l'idéal toujours.
Mais poussons le vice, et imaginons que nous ne vivions pas dans un monde idéal (pas besoin de beaucoup d'imagination, je vous le concède).
Imaginons un instant que la clause de sortie de l'interco soit mal rédigée, ou tout simplement assortie d'une pénalité financière (en gros, ingérable pour une commune).
Imaginons également qu'une de ces communes bien à gauche bascule à droite, Noisy-le-Sec, par exemple. Ceci est tout à fait envisageable, quand on voit les résultats serrés des dernières élections.
Et imaginons enfin la combinaison des deux précédentes hypothèses. Quel serait le résultat ? Au mieux, la nouvelle municipalité se battrait pour sortir de l'interco, et perdrait beaucoup de temps (et d'énergie) à le faire, au détriment de la gestion municipale.
Au pire, si la sortie ne se faisait pas, elle devrait gérer avec les 8 autres certaines compétences, et pourrait donc se voir refuser un certain nombre de projets, dans des manoeuvres bassement politiciennes qu'on a trop souvent déjà vu auparavant, dans d'autres circonstances.
Bref, ce projet d'intercommunalité est en apparence bonne idée. Lorsque l'on regarde d'un peu plus près, on s'aperçoit que derrière les bonnes intentions, on trouve un stratagème politicien du plus mauvais goût, dont doivent se délecter certains... Malheureusement, l'envers du décor de l'intercommunalité a tout de l'enfer, pour ceux qui récupéreront la mairie en 2014, s'ils ne sont pas socialistes...
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27 avr. 2009
Après la polémique, le travail...
Le Président de la République est en ce moment même en voyage officiel en Espagne. Il a été reçu par José Luis Rodriguez Zapatero, le Premier ministre espagnol, afin, entre autre, de renforcer la coopération franco-espagnole dans la lutte contre l'ETA.
Ce voyage revêt une allure particulière, car il fait suite à une récente polémique initiée par le journal Libération, et orchestrée par Ségolène Royale, qui avait [encore !] présenté ses excuses au nom de la France pour des propos injurieux envers le Premier ministre espagnol, soi-disant tenus par Nicolas Sarkozy. Au delà de la question de la légitimité de l'ex candidate à la présidentielle, une grande question se pose : peut-on considérer des bruits de couloir comme des faits avérés ? En tout cas, les espagnols semblent, eux, n'être pas dupes des bassesses politico-politicienne de Mme Royale. Il n'y a qu'à voir l'accueil chaleureux réservé au couple présidentiel (en particulier à la Première Dame Carla Bruni-Sarkozy) pour s'en convaincre !
Pour mettre définitivement un terme à toute cette polémique, le Roi d'Espagne Juan Carlos I a déclaré que Nicolas Sarkozy était "un véritable ami de l'Espagne". Il a d'autre part remercié Nicolas Sarkozy d'avoir insisté pour que l'Espagne prenne toute la part qu'elle mérite dans l'établissement d'un nouvel ordre économique mondial. Enfin, il a ajouté que l'"excellent travail" effectué durant la présidence française de l'UE serait une "référence" que l'Espagne prolongerait durant la présidence espagnole de l'UE, au premier semestre de 2010.
Encore une fois, nous observons que pendant que les socialistes en général, et la Présidente du Poitou-Charentes en particulier, brassent du vent, le Gouvernement et Nicolas Sarkozy avancent et font bouger les choses, à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
Ce voyage revêt une allure particulière, car il fait suite à une récente polémique initiée par le journal Libération, et orchestrée par Ségolène Royale, qui avait [encore !] présenté ses excuses au nom de la France pour des propos injurieux envers le Premier ministre espagnol, soi-disant tenus par Nicolas Sarkozy. Au delà de la question de la légitimité de l'ex candidate à la présidentielle, une grande question se pose : peut-on considérer des bruits de couloir comme des faits avérés ? En tout cas, les espagnols semblent, eux, n'être pas dupes des bassesses politico-politicienne de Mme Royale. Il n'y a qu'à voir l'accueil chaleureux réservé au couple présidentiel (en particulier à la Première Dame Carla Bruni-Sarkozy) pour s'en convaincre !
Pour mettre définitivement un terme à toute cette polémique, le Roi d'Espagne Juan Carlos I a déclaré que Nicolas Sarkozy était "un véritable ami de l'Espagne". Il a d'autre part remercié Nicolas Sarkozy d'avoir insisté pour que l'Espagne prenne toute la part qu'elle mérite dans l'établissement d'un nouvel ordre économique mondial. Enfin, il a ajouté que l'"excellent travail" effectué durant la présidence française de l'UE serait une "référence" que l'Espagne prolongerait durant la présidence espagnole de l'UE, au premier semestre de 2010.
Encore une fois, nous observons que pendant que les socialistes en général, et la Présidente du Poitou-Charentes en particulier, brassent du vent, le Gouvernement et Nicolas Sarkozy avancent et font bouger les choses, à l'intérieur et à l'extérieur du pays.
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25 mars 2009
Garder le Cap
Le 12 Octobre 1492,
Ça y est. Nous sommes arrivés. Nous avons atteint les Indes, par l'Ouest. Mais Dieu que ce voyage fût difficile.
Nous avons dû convaincre qu'une route vers l'Ouest menait à la Terre, et nous avons réussi.
Nous avons connu le calme plat, nous n'avancions plus, les hommes ont pris peur, mais nous avons tenu.
Nous avons connu la faim et la soif, et toutes sortes d'hallucinations, mais nous avons gardé espoir.
Et finalement, nous sommes récompensés. L'espoir, le courage et l'obstination ont eu raison de la peur des hommes.
Cette peur de l'inconnu, de tout ce qui est neuf, du changement.
Cette peur qui les a fait si souvent, par le passé, empêchés d'avancer.
Cette peur qui les enchaîne à l'inaction, par confort plus que par besoin.
Mais nous avons su garder le Cap, celui du progrès et du renouveau, la Voie des générations futures. Et pour celà, nous sommes fiers d'avoir tenu !
Christophe Colomb
Ça y est. Nous sommes arrivés. Nous avons atteint les Indes, par l'Ouest. Mais Dieu que ce voyage fût difficile.
Nous avons dû convaincre qu'une route vers l'Ouest menait à la Terre, et nous avons réussi.
Nous avons connu le calme plat, nous n'avancions plus, les hommes ont pris peur, mais nous avons tenu.
Nous avons connu la faim et la soif, et toutes sortes d'hallucinations, mais nous avons gardé espoir.
Et finalement, nous sommes récompensés. L'espoir, le courage et l'obstination ont eu raison de la peur des hommes.
Cette peur de l'inconnu, de tout ce qui est neuf, du changement.
Cette peur qui les a fait si souvent, par le passé, empêchés d'avancer.
Cette peur qui les enchaîne à l'inaction, par confort plus que par besoin.
Mais nous avons su garder le Cap, celui du progrès et du renouveau, la Voie des générations futures. Et pour celà, nous sommes fiers d'avoir tenu !
Christophe Colomb
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23 mars 2009
La Boîte de Pandore
Lors de la campagne 2007, deux mots étaient sur toutes les lèvres socialistes : "Démocratie participative" (par opposition à la démocratie représentative, celle qui consiste à élire des délégués dans les différents Conseils).
Schématiquement, il s'agit "d'associer" les citoyens aux décisions prises par les élus, en particulier dans une municipalité. En pratique, on convoque des Conseils de Quartier, on débat avec les citoyens, et on tient compte de leur avis.
Seulement voilà,comment être sûr que l'avis des Conseils soit celui de tous les citoyens ? En effet, les membres des Conseils représentent un échantillon non significatif de la population, car ils ne sont pas élus par les citoyens... Le serpent se mord la queue... Finalement, l'échec de la démocratie participative à travers les Conseils de Quartier vient du fait que c'est en pratique l'expression d'une démocratie non représentative.
Une autre idée serait de faire voter tous les administrés sur les questions importantes. Mais très vite, les gens seraient lassés d'aller voter, et le taux d'abstention prendrait des proportions rarement atteintes. Et encore une fois, les plus motivés décideraient au nom des autres...
Dernière idée pour faire gagner cette fausse bonne idée de Ségolène Royale, faire voter les citoyens uniquement sur les questions qui divisent le Conseil municipal, comme l'existence d'une police municpale, par exemple (exemple pris totalement au hasard, toute ressemblance avec des faits avérés etc, etc...). Et alors là, on atteint le sommet de l'hypocrisie et de la lâcheté politique !
En effet, sous couvert de la soi disant transparence, les (ir)responsables politiques peuvent sans problème refuser d'assumer leurs responsabilités. Plutôt que de trancher un débat qui divise sa propre majorité, un Maire peut organiser une "concertation", afin, en réalité, de pouvoir dire, après coup, "c'est pas moi qui l'a dit, c'est les autres !", à la manière maternello-défensive d'un enfant de 5 ans qu'on accuserait d'avoir trop parlé...
Les risques d'une telle méthode sont assez importants.
Tout d'abord, créer un précédent. C'est assez grave, car dès que le "référendum participatif" aura eu lieu une fois, il pourra avoir lieu à chaque fois qu'un problème se présente. Et in fine, cela permettra toutes les lâchetés politiques possibles, et réduira le rôle de maire à apposer une signature en bas des arrêtés.
Deuxièmement, les risques de vives tensions au sein même de la majorité municipale sont accrues. En effet, si un maire a recours à de tels procédés, c'est en général dû au fait que la majorité municipale n'arrive pas à se mettre d'accord sur une question. Dans ce cas, la campagne électorale qui suit la décision d'organiser un vote ne peut qu'exacerber ces différences d'opinion, et rendre le climat délétère en Bureau municipal.
Enfin, et c'est là le plus grave, si les élus ne sont pas d'accord entre eux, il est fort à parier que la population citoyenne non plus. Dès lors, provoquer une élection supplémentaire, c'est risquer une fois de plus de provoquer déchirement de l'électorat, et pire encore, accroître la défiance vis a vis des élus, sur le thème "ils sont élus, ils ont voulu la place, mais c'est à nous de choisir pour eux !".
La démocratie participative, présente un aspect séduisant de "pouvoir rendu au peuple"(quelqu'un a dit démagogie ?), mais gageons qu'elle peut être dangereuse pour la démocratie représentative, et pour la démocratie en général. Espérons qu'elle ne soit pas la Boîte de Pandore...
Schématiquement, il s'agit "d'associer" les citoyens aux décisions prises par les élus, en particulier dans une municipalité. En pratique, on convoque des Conseils de Quartier, on débat avec les citoyens, et on tient compte de leur avis.
Seulement voilà,comment être sûr que l'avis des Conseils soit celui de tous les citoyens ? En effet, les membres des Conseils représentent un échantillon non significatif de la population, car ils ne sont pas élus par les citoyens... Le serpent se mord la queue... Finalement, l'échec de la démocratie participative à travers les Conseils de Quartier vient du fait que c'est en pratique l'expression d'une démocratie non représentative.
Une autre idée serait de faire voter tous les administrés sur les questions importantes. Mais très vite, les gens seraient lassés d'aller voter, et le taux d'abstention prendrait des proportions rarement atteintes. Et encore une fois, les plus motivés décideraient au nom des autres...
Dernière idée pour faire gagner cette fausse bonne idée de Ségolène Royale, faire voter les citoyens uniquement sur les questions qui divisent le Conseil municipal, comme l'existence d'une police municpale, par exemple (exemple pris totalement au hasard, toute ressemblance avec des faits avérés etc, etc...). Et alors là, on atteint le sommet de l'hypocrisie et de la lâcheté politique !
En effet, sous couvert de la soi disant transparence, les (ir)responsables politiques peuvent sans problème refuser d'assumer leurs responsabilités. Plutôt que de trancher un débat qui divise sa propre majorité, un Maire peut organiser une "concertation", afin, en réalité, de pouvoir dire, après coup, "c'est pas moi qui l'a dit, c'est les autres !", à la manière maternello-défensive d'un enfant de 5 ans qu'on accuserait d'avoir trop parlé...
Les risques d'une telle méthode sont assez importants.
Tout d'abord, créer un précédent. C'est assez grave, car dès que le "référendum participatif" aura eu lieu une fois, il pourra avoir lieu à chaque fois qu'un problème se présente. Et in fine, cela permettra toutes les lâchetés politiques possibles, et réduira le rôle de maire à apposer une signature en bas des arrêtés.
Deuxièmement, les risques de vives tensions au sein même de la majorité municipale sont accrues. En effet, si un maire a recours à de tels procédés, c'est en général dû au fait que la majorité municipale n'arrive pas à se mettre d'accord sur une question. Dans ce cas, la campagne électorale qui suit la décision d'organiser un vote ne peut qu'exacerber ces différences d'opinion, et rendre le climat délétère en Bureau municipal.
Enfin, et c'est là le plus grave, si les élus ne sont pas d'accord entre eux, il est fort à parier que la population citoyenne non plus. Dès lors, provoquer une élection supplémentaire, c'est risquer une fois de plus de provoquer déchirement de l'électorat, et pire encore, accroître la défiance vis a vis des élus, sur le thème "ils sont élus, ils ont voulu la place, mais c'est à nous de choisir pour eux !".
La démocratie participative, présente un aspect séduisant de "pouvoir rendu au peuple"(quelqu'un a dit démagogie ?), mais gageons qu'elle peut être dangereuse pour la démocratie représentative, et pour la démocratie en général. Espérons qu'elle ne soit pas la Boîte de Pandore...
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